

Son comportement (Ce qu'on voit) : Occupe tout l'espace (physique et sonore). Coupe la parole, impose son rythme. Fixe du regard pour tester ou intimider. Ne supporte pas la contradiction (qu'il vit comme une humiliation) ni qu'on touche à ses affaires. Scan l'environnement pour repérer les failles des autres. Méprise la faiblesse et la sensiblerie. En amour, il est jaloux, possessif ou "consommateur". Il confond le respect avec la crainte.
Injonction (La voix) : "Tue-le, défends-toi, méfie-toi, écrase avant d'être écrasé, montre qui est le chef, ne lâche rien..."
Son cri intérieur : Le rugissement "GRRR !", le grognement sourd, les éclats de voix brusques, le cynisme mordant.
Bénéfice immédiat (Shoot Dopaminergique) : Shoot de Puissance et de Justice. L'adrénaline masque instantanément la peur, la tristesse et la vulnérabilité. Passer en force procure un sentiment de toute-puissance ("Je suis Dieu"). C'est l'armure ultime : si je fais peur, personne ne verra que je pleure à l'intérieur. En amour, la conquête ou la scène de ménage lui donne la preuve intense (mais fausse) qu'il est vivant et important. Élimine les rivaux.
Prix à payer : Solitude absolue au sommet (on le craint mais on ne l'aime pas), destruction du tissu familial, hypertension, problèmes cardiaques. Dans le couple, il finit seul ou avec un partenaire soumis qui a peur de lui (relation toxique). Il ne connaît pas l'intimité, seulement l'intensité. S'effondre brutalement quand il perd le contrôle (burn-out de force).

Son comportement (Ce qu'on voit) : N'entend pas vraiment (est déjà "ailleurs"), cherche et craint la menace en permanence (regard périphérique, hypervigilance). Sursaute pour un oui ou pour un non. Craint viscéralement le son trop fort, les foules bruyantes, les pétards (hypersensibilité sensorielle) et la force de l'autorité. Face au conflit, il disparaît ou se soumet en victime ("Ne me faites pas mal") pour se protéger. Ne finit pas ses phrases. En amour, il est "insaisissable" : il se laisse faire, semble docile, mais ne se donne jamais vraiment. Il garde ses secrets par peur qu'on s'en serve contre lui.
Injonction (La voix) : "Dépêche-toi, vite, pas le temps, sauve-toi, cache-toi, accroche-toi, tu vas rater..."
Son cri intérieur : Les pleurniches étouffées, les rires nerveux en décalage, le flot de paroles pour noyer le poisson, le cri aigu "HIIII !".
Bénéfice immédiat (Shoot Dopaminergique) : Shoot de Vitesse et d'Esquive. L'hypervigilance donne l'illusion de contrôler le danger avant qu'il n'arrive. L'urgence et la soumission active ("Faire l'abeille du bureau", "La fée du logis") procurent un sentiment d'importance vitale ("Je suis indispensable, ils ne peuvent pas me virer"). Comble le vide existentiel par le mouvement perpétuel. Permet de ne jamais être "coincé", défini ou attrapé par la réalité puisqu'on va plus vite qu'elle !
Prix à payer : Épuisement nerveux (Burn-out), anxiété chronique, superficialité des liens (on ne peut pas construire avec un courant d'air). Incohérence, incapacité à s'ancrer. Sentiment tragique de passer à côté de sa vie sans jamais l'habiter. Ne se sent pas aimé mais "dominé" ou "harcelé". Ne se sent en sécurité nulle part.

Son comportement (Ce qu'on voit) : "N'imprime pas" (le regard est vide ou traverse les gens), devient un "mur" mou ou un "fantôme". Pratique la résistance passive : dit "oui" pour avoir la paix mais ne fait rien. S'oublie dans les écrans, le travail, le sommeil ou la nourriture pour anesthésier le réel. Ne supporte pas l'exigence, la lumière crue, les conflits ou la pression sexuelle/émotionnelle. En amour, elle se laisse choisir mais reste "froide" ou dissociée (la poupée de chiffon), attendant un Prince Sauveur tout en refusant d'être réveillée car le réveil est douloureux.
Injonction (La voix) : "Ă€ quoi bon, laisse tomber, c'est trop dur, disparais, fais le mort, dors, ne ressens rien..."
Son cri intérieur : Le grand Silence, le soupir lourd "PFFF...", la plainte muette, le "Bof" désabusé, le "Je ne sais pas...".
Bénéfice immédiat (Shoot Dopaminergique) : Shoot d'Anesthésie (Opioïdes) et d'Invulnérabilité. Le repli procure un soulagement immédiat par l'absence de douleur. La sécurité du Néant : si je ne suis pas là , on ne peut pas me blesser. Économie radicale d'énergie face à un partenaire ou un monde perçu comme trop agressif. Zéro risque, zéro échec possible. Le confort ouaté de l'invisibilité permet de fantasmer sa vie sans se confronter à la déception du réel.
Prix à payer : Atrophie vitale (le corps et l'esprit s'affaiblissent), dépression chronique, isolement social total (on finit par l'oublier car elle ne demande rien), déconnexion du réel. En amour, elle subit la relation ou la fuit par l'ennui, finissant par être quittée pour "absence". Sensation terrible d'être spectatrice impuissante de sa propre vie qui s'écoule sans elle.
